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Métiers de la sécurité : des professions réglementées

Vous envisagez une reconversion dans la sécurité et vous découvrez un secteur plus encadré que prévu. C’est normal. La plupart des métiers de la sécurité sont des professions réglementées, autrement dit on ne peut pas les exercer sans une autorisation ou une qualification précise. Avant de choisir une formation, il faut comprendre une distinction de base, parce qu’elle conditionne tout le reste : la sécurité privée et la sécurité incendie ne dépendent pas des mêmes règles.

Deux familles de métiers, deux cadres différents

On parle souvent de la sécurité comme d’un bloc, mais elle se divise en deux grandes familles qui n’obéissent pas aux mêmes textes. La sécurité privée regroupe la surveillance, le gardiennage, la protection des personnes ou le transport de fonds. Elle est encadrée par le Livre VI du Code de la sécurité intérieure et placée sous le contrôle du CNAPS (Conseil National des Activités Privées de Sécurité), un établissement public rattaché au ministère de l’Intérieur. La sécurité incendie, elle, concerne la protection des bâtiments et des personnes contre le feu. Elle relève d’un autre texte, l’arrêté du 2 mai 2005, et ne passe pas par le CNAPS. Cette différence explique pourquoi les voies d’accès, les diplômes et les démarches ne sont pas les mêmes selon le métier visé.

La sécurité privée : une carte professionnelle obligatoire

Pour exercer un métier de la sécurité privée, il faut détenir une carte professionnelle délivrée par le CNAPS. Elle est dématérialisée, prend la forme d’un numéro d’autorisation personnel valable sur tout le territoire, et reste valable cinq ans avant renouvellement. Point important pour un candidat, elle est délivrée à l’agent, pas à l’employeur, et elle vous suit donc d’un poste à l’autre.

Les activités concernées

Le Livre VI du Code de la sécurité intérieure soumet plusieurs activités à cette carte. Sont concernés la surveillance humaine et le gardiennage (avec ou sans moyens électroniques), l’activité cynophile (agent maître-chien), la protection physique des personnes, qui correspond au métier de garde du corps, le transport de fonds, la vidéoprotection, la sûreté aéroportuaire, la gestion des installations automatisées bancaires (les anciens distributeurs, désormais désignés par le sigle IAB) et les recherches privées. Une catégorie plus récente, la surveillance des grands événements, s’y est ajoutée à partir des préparatifs des Jeux de 2024.

Comment on obtient la carte

L’accès suit toujours le même ordre. Avant même d’entrer en formation, vous devez obtenir une autorisation préalable du CNAPS, valable six mois. Cette demande déclenche une enquête administrative qui vérifie votre moralité, à travers la consultation de fichiers de police et de votre casier judiciaire. Une fois cette autorisation obtenue, vous suivez une formation qui atteste de votre aptitude professionnelle. Pour le métier d’agent de surveillance, c’est le TFP APS (Titre à Finalité Professionnelle Agent de Prévention et de Sécurité), qui a remplacé l’ancien CQP APS (certificat de qualification professionnelle). Certains diplômes de l’Éducation nationale, comme le CAP ou le Bac professionnel Métiers de la sécurité, ouvrent aussi la voie et dispensent même de l’autorisation préalable.

Selon le métier visé, la formation change. Le TFP APS est la porte d’entrée de la surveillance, mais l’agent cynophile, la protection rapprochée ou l’opérateur de vidéoprotection passent par des formations spécifiques. Pour le détail des pièces à fournir et de la démarche, vous pouvez consulter notre page sur l’obtention de la carte professionnelle.

La sécurité incendie : le SSIAP, sans carte CNAPS

La sécurité incendie suit une logique différente. Ici, pas de carte professionnelle CNAPS. La qualification de référence est le SSIAP (Service de Sécurité Incendie et d’Assistance à Personnes), organisé en trois niveaux : agent avec le SSIAP 1, chef d’équipe avec le SSIAP 2 et chef de service avec le SSIAP 3. Ces diplômes sont régis par l’arrêté du 2 mai 2005 et préparent à la prévention des incendies, à la surveillance des installations et à l’évacuation du public dans les établissements recevant du public (ERP) et les immeubles de grande hauteur (IGH). C’est une voie à part entière, accessible y compris quand on débute, et beaucoup d’agents finissent par cumuler les deux qualifications, l’APS et le SSIAP, pour élargir leurs débouchés.

Et la cybersécurité

La cybersécurité est parfois rangée parmi les métiers de la sécurité, mais elle forme un univers distinct. Elle ne relève ni du CNAPS ni de l’arrêté du 2 mai 2005, et ses voies d’accès passent par des formations informatiques, souvent de niveau bac plus cinq. Si c’est cette direction qui vous attire, la reconversion ne ressemble en rien à celle d’un agent de sécurité privée ou incendie.

Par où commencer votre reconversion

Le bon point de départ dépend du métier qui vous intéresse. Si vous visez la surveillance, le gardiennage ou l’événementiel, la formation d’agent de sécurité au TFP APS est la porte d’entrée. Si c’est la sécurité incendie, vous pouvez démarrer par le SSIAP 1. Dans les deux cas, le secteur recrute et plusieurs dispositifs de financement existent, du CPF à France Travail, ce qui rend la reconversion accessible. FCS Formation, centre de formation situé à Montreuil (93), prépare ces différentes qualifications, de l’agent de sécurité au chef de service de sécurité incendie.

Voir la Formation Agent de Sécurité Privé APS

Voir la Formation SSIAP 1