La sécurité incendie a son langage, fait d’abréviations que l’on croise dès la formation SSIAP et tout au long du métier. SSI, AES, CMSI, DAS, autant de sigles qui peuvent dérouter au début. Ce lexique réunit les principaux, expliqués en termes simples. Il vous servira aussi bien pour réviser un examen que pour vous y retrouver sur le terrain.
AES, l’alimentation électrique de sécurité
AES signifie alimentation électrique de sécurité. C’est la source d’énergie qui prend le relais pour alimenter les équipements de sécurité incendie lorsque l’alimentation électrique normale du bâtiment vient à manquer. Sans elle, le système s’arrêterait au pire moment, pendant un incendie ou une coupure de courant.
Concrètement, l’AES alimente notamment le centralisateur de mise en sécurité incendie et les dispositifs qu’il commande. Selon les installations, elle repose sur des batteries d’accumulateurs ou sur une source autonome dédiée, et son autonomie est dimensionnée pour tenir une durée minimale fixée par la réglementation. C’est le sigle le plus recherché du vocabulaire incendie, et l’un des plus importants à comprendre.
Le système de sécurité incendie et ses composants
SSI (système de sécurité incendie) : l’ensemble des matériels qui, dans un bâtiment, détectent un incendie puis mettent en sécurité les personnes et les lieux. Il réunit deux grandes parties, le SDI et le SMSI, et se décline en catégories, de A (la plus complète) à E (la plus simple).
SDI (système de détection incendie) : la partie qui détecte le feu, par des détecteurs automatiques ou des déclencheurs manuels, et transmet l’information.
SMSI (système de mise en sécurité incendie) : la partie qui agit une fois l’alarme donnée, en commandant l’évacuation, le compartimentage et le désenfumage.
ECS (équipement de contrôle et de signalisation) : le tableau qui reçoit les signaux des détecteurs, les analyse et les signale au personnel.
CMSI (centralisateur de mise en sécurité incendie) : l’équipement central qui reçoit les ordres et commande les dispositifs de mise en sécurité.
UGA (unité de gestion d’alarme) : l’élément qui déclenche l’alarme générale d’évacuation, le signal sonore qui ordonne de quitter les lieux.
Les organes de détection et de mise en sécurité
DM (déclencheur manuel) : le boîtier d’alarme, le plus souvent rouge, que l’on actionne à la main pour signaler un départ de feu.
DAS (dispositif actionné de sécurité) : tout dispositif commandé qui réalise une action de mise en sécurité, par exemple une porte coupe-feu qui se ferme, un clapet qui s’obture ou un exutoire qui s’ouvre.
DAD (détecteur autonome déclencheur) : un détecteur qui assure à la fois la détection et la commande directe d’un dispositif, souvent la fermeture d’une porte coupe-feu, sans passer par un système central.
DAAF (détecteur avertisseur autonome de fumée) : le détecteur de fumée autonome, doté de sa propre sirène, que l’on installe notamment dans les logements.
BAES (bloc autonome d’éclairage de sécurité) : un bloc d’éclairage à batterie qui prend le relais en cas de coupure pour éclairer les cheminements et les sorties.
DENFC (dispositif d’évacuation naturelle de fumées et de chaleur) : un ouvrant, en toiture ou en façade, qui s’ouvre pour évacuer naturellement les fumées et la chaleur.
Les zones de sécurité incendie
ZD (zone de détection) : une partie du bâtiment surveillée par un ensemble de détecteurs rattachés à une même signalisation.
ZA (zone d’alarme) : une zone dans laquelle l’alarme générale d’évacuation est diffusée en même temps.
ZS (zone de mise en sécurité) : une zone où s’effectue une ou plusieurs fonctions de mise en sécurité.
ZC (zone de compartimentage) : une zone de mise en sécurité dédiée au compartimentage, c’est-à-dire à l’isolement d’un volume pour freiner la propagation du feu.
Les notions de bâtiment
ERP (établissement recevant du public) : tout bâtiment ou local accueillant du public, soumis à une réglementation incendie propre à son type et à sa catégorie.
IGH (immeuble de grande hauteur) : un immeuble dont la hauteur dépasse un seuil fixé par la réglementation, ce qui impose des mesures de sécurité incendie renforcées.
L’antidéflagrant
Antidéflagrant : qualifie un matériel, le plus souvent électrique, conçu pour contenir une explosion survenant à l’intérieur de son enveloppe et empêcher qu’elle ne se propage à l’atmosphère explosive environnante. On l’utilise dans les locaux où existe un risque d’explosion.
Les sigles des métiers et des institutions
SSIAP (service de sécurité incendie et d’assistance à personnes) : le service chargé de la sécurité incendie dans un établissement, et par extension le diplôme des agents qui l’exercent. Pour le détail, voyez notre page sur la formation SSIAP 1.
APS (agent de prévention et de sécurité) : le métier d’agent de sécurité privée généraliste, distinct de la sécurité incendie. Voyez notre formation d’agent de sécurité.
SST (sauveteur secouriste du travail) : le salarié formé aux premiers secours en entreprise. Nous détaillons les différences entre APS, SSIAP et SST.
CNAPS (Conseil national des activités privées de sécurité) : l’organisme public qui encadre la profession et délivre les cartes professionnelles. Voyez le rôle du CNAPS.
L’essentiel à retenir
Ce vocabulaire forme la base du métier de la sécurité incendie. Vous l’apprenez et l’approfondissez pendant la formation SSIAP 1, première étape du parcours, avant de le manier au quotidien une fois en poste.