Thomas a 29 ans, il s’est formé chez FCS Formation et s’est prêté au jeu du journal de bord en février 2026.
J’avais travaillé trois ans dans la grande distribution avant de décider de me reconvertir dans la sécurité incendie. Ce qui suit est le récit de mes dix jours de formation SSIAP 1 chez FCS Formation à Montreuil, jour par jour ou presque. Pas un témoignage de communication, mais une description honnête de ce que j’ai vécu.
Avant de commencer : l’état d’esprit
Je n’avais aucune formation en sécurité avant ce stage. Zéro expérience dans le domaine. Ce que j’avais, c’est un poste qui m’attendait dans un centre commercial parisien à condition d’obtenir mon SSIAP 1. Mon futur employeur avait financé la formation. La pression était réelle.
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J’avais regardé des avis en ligne avant de commencer. Les avis étaient partagés. Certains disaient que la formation était très accessible, d’autres qu’ils avaient trouvé l’examen difficile. Je n’arrivais pas à me faire une idée précise de ce que j’allais vivre.
Jours 1 et 2 : le cadre réglementaire
Les deux premiers jours étaient consacrés au cadre réglementaire. La réglementation incendie dans les établissements recevant du public, les catégories d’ERP, les obligations des exploitants, le rôle des services de sécurité incendie. Beaucoup de contenu dense, beaucoup de références à des textes officiels.
Ce n’est pas la partie la plus stimulante visuellement, mais le formateur (Alain) avait une façon de rendre les choses concrètes en s’appuyant sur des exemples réels. Il nous a raconté des incidents dans des ERP, des évacuations mal gérées, des systèmes de détection non entretenus qui avaient eu des conséquences dramatiques. Ces récits ancrent les règles dans la réalité et les rendent mémorables. Comme il a lui même longtemps exercé dans ce métier, il avait beaucoup de cas réels à nous raconter.
Jours 3 et 4 : les systèmes de sécurité incendie
Les jours 3 et 4 portaient sur les équipements : les tableaux de signalisation d’alarme incendie, les systèmes de détection automatique, les dispositifs de désenfumage, les extincteurs, les robinets d’incendie armés. Nous avons passé du temps sur des démonstrations pratiques avec les équipements présents dans la salle de formation.
C’est là que j’ai commencé à vraiment entrer dans le métier. Manipuler un extincteur, comprendre la différence entre une extinction eau et une extinction CO2 selon les types de feux, apprendre à lire un tableau de signalisation : ça, c’est du concret.
Jours 5 et 6 : les procédures d’intervention et d’évacuation
Levée de doute, alerte, évacuation, prise en charge des personnes à mobilité réduite, coordination avec les secours extérieurs. Ces deux jours ont été les plus intenses en termes de mises en situation. Nous jouions les rôles alternativement : l’agent qui intervient, le responsable du poste, les occupants qui évacuent.
J’ai réalisé à quel point la communication en situation d’urgence est difficile. Quand vous simulez une évacuation avec un groupe de stagiaires qui jouent le rôle de clients paniqués, vous comprenez pourquoi les procédures doivent être absolument intégrées et non récitées.
Jours 7 et 8 : les premiers secours et la prise en charge des victimes
Ces deux jours couvraient les gestes de premiers secours appliqués au contexte de la sécurité incendie : prise en charge d’une personne intoxiquée par les fumées, position latérale de sécurité, alerte aux secours, communication avec le SAMU ou les pompiers. Un rappel des gestes de base, mais contextualisé à l’environnement ERP.
Pour moi qui avais un SST de ma période en grande distribution, cette partie était plus accessible. Pour d’autres stagiaires qui n’avaient aucun bagage en secourisme, c’était plus dense.
Jours 9 et 10 : révisions et examen
Le neuvième jour était consacré aux révisions. Le formateur avait préparé des QCM thématiques que nous faisions en groupe, avec discussion des réponses. Cette méthode révèle les zones d’ombre que chacun avait sur certains points et permet de les corriger collectivement.
Le dixième jour, l’examen. Épreuve théorique le matin : une quarantaine de questions à choix multiples couvrant l’ensemble du programme. L’après-midi, mise en situation pratique : un scénario d’alarme à gérer en temps réel devant le jury.
J’ai eu les résultats très rapidement. Réussi sur les deux épreuves.
Ce que j’en retiens
Dix jours suffisent pour apprendre les bases du métier d’agent de sécurité incendie si la formation est bien construite et si vous vous investissez vraiment. Le comment se déroule SSIAP 1 que je cherchais sur les forums avant de commencer, c’est ce que je viens de décrire. Ce n’est pas facile, mais c’est accessible avec du sérieux et un bon formateur.