Témoignage de Mehdi, 39 ans recueilli le 25 mars 2026. Il y a trois ans, j’avais un CDI. Pas le job de rêve, mais un salaire stable, des congés, une mutuelle. Ce que tout le monde s’évertue à vous dire de garder coûte que coûte. J’ai quand même tout quitté pour me reconvertir dans la sécurité privée. Et honnêtement, c’est la meilleure décision que j’aie prise depuis longtemps.
Ce témoignage de reconversion dans la sécurité privée n’est pas un conte de fées. Il y a eu des moments de doute, des questions pratiques à régler, une formation à financer. Mais si vous êtes en train de vous demander si changer de vie pour la sécurité est une option sérieuse, lisez ce qui suit jusqu’au bout.
Ce que je faisais avant
Je travaillais dans la logistique depuis sept ans. Préparateur de commandes, puis chef d’équipe dans un entrepôt de la région parisienne. Le travail physique ne me faisait pas peur, mais la routine, l’absence de sens dans ce que je faisais et la sensation de tourner en rond avaient fini par peser. Je rentrais le soir avec rien à raconter, rien dont j’étais fier. Je cherchais un métier où ma présence comptait vraiment.
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J’avais un collègue dont le frère travaillait comme agent de sécurité dans un centre commercial. Un soir, il nous a décrit sa journée. Pas parfaite, mais vivante. Des situations à gérer, des responsabilités réelles, un contact humain permanent. Quelque chose a cliqué.
Quitter son CDI pour la sécurité : le moment où j’ai décidé
La décision n’a pas été impulsive. Pendant deux mois, j’ai cherché des informations, parlé à des agents en poste, contacté des organismes de formation. Ce qui m’a finalement convaincu, c’est de comprendre que le secteur de la sécurité privée recrutait massivement, que la formation était relativement courte et surtout finançable sans sortir un euro de ma poche.
J’ai posé ma démission en novembre 2024. Dès le lendemain, j’étais inscrit à France Travail et j’avais pris rendez-vous avec FCS Formation à Montreuil pour parler de la formation APS.
Ce que peu de gens savent quand ils envisagent de quitter leur CDI pour la sécurité, c’est que la rupture conventionnelle est souvent plus avantageuse qu’une démission. Elle permet de toucher les allocations chômage, ce qui laisse le temps de se former sereinement. Dans mon cas, j’ai préféré la démission parce que j’avais suffisamment d’économies et que je voulais partir vite. Mais si vous êtes dans une relation correcte avec votre employeur, la rupture conventionnelle mérite vraiment d’être envisagée.
La formation : cinq semaines intenses
J’ai commencé la formation APS en janvier. Cinq semaines. Du lundi au vendredi, journées chargées mais une expérience humaine incroyable. Cadre juridique, techniques de surveillance, gestion des conflits, premiers secours. Rien de ce que j’avais imaginé être théorique et ennuyeux ne l’était. Les formateurs chez FCS Formation venaient du terrain. Ils ne récitaient pas un manuel, ils partageaient ce qu’ils avaient vécu.
La partie la plus difficile pour moi a été le cadre légal. Comprendre précisément ce que j’avais le droit de faire ou non en intervention, les limites de mon action face à un individu agressif, les conditions de la retenue en flagrant délit. Ce n’est pas intuitif quand on vient d’un secteur où personne ne vous parle jamais de droit.
J’ai eu ma carte professionnelle en mars 2024. Cinq jours après, j’avais signé mon premier contrat.
Ce que j’ai trouvé de l’autre côté
Je travaille aujourd’hui comme agent de sécurité en sécurité événementielle. Concerts, festivals, événements privés en Île-de-France. Les journées ne se ressemblent jamais. Je gère des situations que je n’aurais jamais rencontrées dans un entrepôt. Je rentre fatigué, mais avec le sentiment d’avoir été utile.
Sur le plan financier, je ne vais pas mentir : les premiers mois ont été plus serrés. Le salaire de départ dans la sécurité privée tourne un peu au dessus du SMIC. Mais les heures de nuit, les week-ends, les jours fériés génèrent des majorations significatives. En sécurité événementielle, les missions sont bien payées et les plannings peuvent être denses selon les saisons.
Ce que je gagne aujourd’hui est comparable à ce que je gagnais en logistique. Mais ce que je vis au quotidien n’a rien à voir. Et dans quelques mois, je passerai ma formation CEPS pour évoluer vers l’encadrement.
Ce que je dirais à quelqu’un qui hésite
Quitter son CDI pour la sécurité est une décision qui se prépare, pas une fuite. Il faut comprendre le secteur avant de se lancer, choisir un organisme de formation sérieux, anticiper le financement et avoir une idée précise du type de poste visé.
La reconversion dans la sécurité privée n’est pas un repli. C’est un choix professionnel réel, dans un secteur qui recrute, qui forme et qui offre des perspectives d’évolution concrètes. Si vous attendez le bon moment, sachez qu’il n’arrivera peut-être jamais tout seul.