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Une députée normande interpelle le Premier ministre au sujet des agents de sécurité incendie hospitalière du CHRO

 
Une députée normande interpelle le Premier ministre au sujet des agents de sécurité incendie hospitalière du CHRO
 
 

Toute Orléanaise qu’elle soit, Stéphanie Kerbarh reste bien la députée sur la 9e circonscription de… Seine Maritime.

Ce qui n’empêche pas la Normande affiliée à La République en Marche (LREM) de se faire l’avocate d’une catégorie de personnels œuvrant au sein du centre hospitalier régional d’Orléans (CHRO) !

Dans un courrier daté du 12 décembre dernier, Stéphanie Kerbarh interpelle le Premier ministre au sujet des missions, formation et rémunération des agents de sécurité incendie hospitalière. Sollicitée par un collectif national, elle cite le cas des personnels du CHR d’Orléans où leur situation est jugée “inquiétante” quant à la détérioration des conditions de travail.

Missions éloignées de leur coeur de métier

“Les missions qui leur sont confiées sont de plus en plus éloignées de leur cœur de métier qui est la prévention incendie et l’assistance aux personnes. [Un arrêté] sur les missions des agents et des chefs de services de sécurité incendie, précise que “le chef d’équipe et un agent de sécurité au moins ne doivent pas être distraits de leur mission spécifique et que les autres agents de sécurité, s’ils peuvent assurer des tâches de maintenance technique, […] doivent se trouver en liaison permanente avec le poste de sécurité” », rappelle la députée normande.

Et elle retient que “dans les faits, ces agents sont bien souvent appelés pour régler des problèmes de rixes dans les établissements sans avoir été formés, cela ne leur permet pas une liaison permanente avec leur poste de sécurité incendie. Ainsi, l’observatoire national des violences en milieu de santé (ONVS) souligne dans son rapport pour 2019 que 26% des événements de violence signalés dans les établissements sont gérés par le service de sécurité de l’hôpital“.

Instaurer une formation spécifique

Selon Stéphanie Kerbarh, “ces agents se retrouvent donc dans une situation de double risque sans que l’exercice concomitant de ces deux activités ne soit précisé dans leur contrat de travail”.

En conséquence, la parlementaire LREM suggère que le ministère de la Santé rédige des fiches métiers sûreté et incendie avec des grilles de salaire associées.

D’autre part, afin de préparer davantage les agents de la sécurité incendie à la diversité de leur mission, ne serait-il pas pertinent de mettre en place une formation d’agents de sécurité (CQP APS) avec une option “établissement de soins hospitaliers ?”, questionne-t-elle, en s’interrogeant aussi sur l’opportunité d’attribuer une indemnité forfaitaire de risque pour les agents concernés.

La balle est désormais dans le camp du Premier ministre. Il aura tout loisir de répondre à la parlementaire (qui, soit dit en passant, a entrepris la démarche avec le plein assentiment de sa collègue loirétaine LREM et médecin, Stéphanie Rist).

Source: La République du centre

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