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Meilleurs salaires et primes pour les agents de sécurité

 
Les 4.000 salariés du secteur du gardiennage verront leur revenu progresser d’au moins 2,5% sur trois ans. C’est une des avancées de la convention signée entre les syndicats et la fédération des employeurs. Sans parler de diverses hausses de primes et d’une formation accrue des personnels

C’est Noël en août pour les salariés du secteur du gardiennage et de la surveillance. Tout le mérite en revient à la nouvelle convention collective sur laquelle viennent de se mettre d’accord, le LCGB, syndicat majoritaire, l’OGBL et la fédération des employeurs FEDIL Security Services. Et la première bonne nouvelle consiste en une première augmentation salariale de 1,5% au 1er octobre.

D’ailleurs, cet accord obtenu au terme de 18 mois de négociations, fait la part belle à l’augmentation des traitements pour les quelque 4.000 recrues de cette branche. Il a ainsi été convenu que la hausse minimum globale des salaires serait de 2,5% sur trois ans. Tout aussi important, syndicats et patronats ont acté que l’écart entre le salaire social minimum et le salaire minimum de la profession serait désormais «automatiquement constant», indique ainsi Marc Kiffer.

Bientôt un centre de formation

Et le secrétaire général de la Fedil Security Services d’expliquer: «A compter de janvier 2022, quand le salaire minimum social augmentera, il n’y aura plus à négocier la même progression poste par poste, entreprise par entreprise. Les fiches de salaire augmenteront de concert.» A l’échelle des cinq grands acteurs -Brink’s, Dussmann, G4S, Securitas et Seris – l’évolution est notable.

Les partenaires ont également trouvé un accord en vue d’une meilleure formation des personnels. Le fonds de formation sectoriel sera désormais financé à hauteur d’une cotisation de 1% de la masse salariale de chaque société tombant dans le champ d’application de la nouvelle convention. «Cette somme va permettre d’ouvrir un centre de formation spécifique à ces métiers», annonce Paul Glouchitski, représentant du LCGB.

La somme collectée assurera aussi des sessions de formation pour chaque nouvel entrant dans la profession, et des cours dans le cadre de la formation continue. «Là encore, nous agissons rapidement puisque le centre est prévu pour janvier 2020», note Marc Kiffer. Des prestataires neutres assurant les prestations pour l’ensemble des agents concernés. «Clairement, c’est un plus pour la reconnaissance de nos professions», se satisfait le syndicat majoritaire de la branche.

Les maîtres-chiens verront, eux, leur prime doubler de 5 à 10 euros. La prime accordée aux transporteurs de fonds, elle, passera de 60 cents à 1 euro de l’heure.

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JOP 2024 : 150.000 emplois attendus, principalement en Île-de-France
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